Sécurisation des intérêts vitaux des Etats de la Zone D
Les activités du Centre Maritime de Coordination de la Zone D (CMC ZD) ont officiellement débuté le 14 septembre 2009, par le lancement du plan SECMAR 1 (Sécurité Maritime 1). Ce premier dispositif a permis la mise en place de patrouilles mixtes conjointes des unités navales des États membres de la CEEAC.
Assurer, de manière permanente, conjointe et coordonnée, le contrôle maritime de la Zone D
Appuyer les forces amies dans la surveillance des rades et la sécurisation des installations côtières vulnérables ;
Mutualiser les moyens nautiques et aériens du Cameroun, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de Sao Tomé-et-Principe.

Le CMC Zone D a apporté son assistance maritime au câblier « Île de Sein » lors de ses opérations de pose de câbles sous-marins dans la Zone D, contribuant ainsi à la sécurisation des infrastructures critiques de télécommunications en Atlantique.

Le 18 février 2025, le navire MV GLORY, en détresse suite à une défaillance mécanique lors de son transit dans la Zone Économique Exclusive (ZEE) du Cameroun, a bénéficié d’une assistance rapide et coordonnée du CMC Zone D.

Plusieurs cas d’immigration clandestine ont été signalés et traités dans les eaux sous juridiction du Gabon et de la Guinée équatoriale, avec l’appui du CMC Zone D, renforçant ainsi la surveillance migratoire et la sécurité des frontières maritimes.

Le 13 avril 2016, le tanker PULI, en dérive dans les eaux camerounaises après une attaque de pirates, a reçu une assistance rapide menée par le CMC Zone D en collaboration avec le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR). Cette intervention a permis de sécuriser le navire et son équipage.

Le 8 octobre 2014, une opération conjointe entre le CMC Zone D et les forces maritimes camerounaises a abouti à l’arrestation du remorqueur suspect BIBIANA dans les eaux camerounaises. Ce navire était impliqué dans plusieurs incidents maritimes dans le golfe de Guinée.
Dans le cadre de ses missions de sécurisation maritime, le CMC Zone D contribue activement à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche IUU) dans l’espace maritime de la Zone D.
Face à l’exploitation illégale des ressources halieutiques qui menace à la fois l’économie locale, la sécurité alimentaire et l’équilibre des écosystèmes marins, le Centre Maritime de Coordination mène des actions de surveillance et de coordination avec les États membres.
| Action | Description |
|---|---|
| Surveillance des zones de pêche | Patrouilles mixtes conjointes pour détecter les activités illégales |
| Contrôle des navires suspects | Inspection et suivi des embarcations évoluant dans les ZEE des États membres |
| Coordination régionale | Échange d’informations entre États membres sur les navires impliqués dans la pêche IUU |
| Appui aux opérations de contrôle | Assistance aux forces navales nationales dans leurs missions de police des pêches |
Le CMC Zone D accorde une importance capitale au renforcement des capacités humaines et opérationnelles de ses personnels et des forces maritimes des États membres. La formation et l’entraînement constituent des piliers essentiels de la stratégie de sécurisation maritime de la Zone D.
| Objectif | Description |
|---|---|
| Renforcer les compétences | Former les personnels aux techniques modernes de surveillance et d’intervention maritimes |
| Harmoniser les pratiques | Standardiser les procédures opérationnelles entre États membres |
| Améliorer l’interopérabilité | Faciliter le travail conjoint des forces navales nationales |
| Développer l’expertise | Former des cadres spécialisés dans les domaines de la sécurité maritime |
Formation des formateurs en sécurité maritime », au profit des équipages des patrouilleurs camerounais, gabonais et équato-guinéens en 2014:
Formation des officiers stagiaires dans le cadre de leurs voyages d’étude et des étudiants de plusieurs pays, dans le cadre de leurs recherches en sécurité maritime (Master et Doctorat).
ISMI (Abidjan) – RMU (Accra) – CIC (Yaoundé).